30 juin

From a distance

Il y a toujours, dans notre travail, la nécessité de relier le passé au présent, l’intime à la réalité autre, le deux au multiple. Et le souci de ne pas communiquer, de ne pas utiliser le langage de tous les jours. Tendre à la poésie, au suspens que la poésie tente. Ici, nous avons été confrontés à la notion d’échelle (l’île au milieu de l’océan, nous au milieu de l’immensité visible.) Or, le réel ne peut se reproduire 1 sur 1. Nous avons donc utilisé les négatifs en les reproduisant 1 sur 1. L’image est petite. Surtout dans le contexte du spectacle, du grand écran. Elle est dense. Remplie. Comme la réalité. C’est aussi en noir et blanc. Une simplicité. Ou une décantation. Un dépôt. Oui, c’est ça, nous essayons de déposer. Toute photographie est une déposition aussi. Il y a ce calme de la déposition. Mais aussi la violence de l’acte. De la fin. De l’arrêt.

Évidemment c’est subjectif. Tout notre travail tente de montrer cette subjectivité. Qu’il n’y a de regards que singuliers. Sinon, ce ne sont pas des regards. Selon nous. Loin de l’exhibition. Il y a une nudité certaine. Du corps, de la pierre, du ciel. La réalité est toujours nue.

Une dizaine de photographies donc, et une page découpée de Poésies, Hans Faverey, éd. Vies Parallèles, 2019.

From a distance, pourtant il faut s’approcher. Garder la distance dans le proche. Quelque chose comme cela. Presque.

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